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Foire aux questions

Partir en volontariat international est une aventure unique. À La Guilde, nous sommes convaincus qu’elle mérite un accompagnement à la hauteur de votre engagement. C’est pourquoi nous proposons un suivi personnalisé, où que vous partiez.

Volontariat de Service Civique (VSC)

Quel est le statut du Service Civique ?

L’Engagement de Service Civique est différent du bénévolat, d’un stage, ou d’un emploi : c’est un dispositif de volontariat à part dont les dispositions sont définies par le code du service national. En revanche, vous pouvez valoriser votre engagement de Service Civique auprès de votre établissement scolaire ou dans le cadre d’une insertion professionnelle.  

Les missions de Service Civique sont encadrées par un contrat d’engagement entre le jeune et La Guilde, détaillant les tâches réalisables par le volontaire, la durée hebdomadaire de l’engagement et les conditions d’indemnisation du volontaire.  Ces missions ne peuvent se substituer aux missions d’un salarié dans la structure d’accueil.  

Le jeune en Service Civique doit être en soutien des activités de la structure d’accueil et non en responsabilité, il doit être en contact direct avec les bénéficiaires des structures pour vivre une réelle expérience de mixité sociale. La relation qui lie le volontaire à sa structure d’accueil est une relation de coopération et non de subordination, le tuteur n’est pas le supérieur du volontaire mais bien une figure d’accompagnement.

Le Service Civique ouvre droit à une indemnité financée par l’Etat de 558,17€ net par mois quelle que soit la durée hebdomadaire du contrat. 

De plus, les organismes d’accueil doivent vous servir une prestation nécessaire à la subsistance, l’équipement, l’hébergement ou au transport. Elle peut être servie en nature, au travers notamment la prise en charge du logement et/ou des repas, ou en numéraire. Le montant minimal mensuel de cette prestation est fixé à 114,85€.   

En plus de l’indemnité de l’Etat et de la prestation de subsistance de l’organisme d’accueil, vous pouvez percevoir une majoration de l’indemnité de base de 114,85€ si vous répondez à certaines conditions relatives à votre situation sociale ou financière : 

  • si vous êtes bénéficiaire du RSA au moment de la signature du contrat de Service Civique ou si vous appartenez à un foyer bénéficiaire du RSA  
  • si vous êtes titulaire d’une bourse de l’enseignement supérieur du 5ème, 6ème ou 7ème échelon au titre de l’année universitaire en cours 

Les missions de Service Civique à l’étranger sont ouvertes aux jeunes de 18 à 25 ans (le contrat peut être signé jusqu’à la veille des 26 ans), et jusqu’à 30 ans pour les jeunes en situation de handicap.  

Le Service Civique est ouvert aux français et aux ressortissants européens. Il peut être réalisé par des jeunes originaires d’autres pays s’ils bénéficient d’un titre de séjour valide sur la durée de la mission. 

Au-delà de l’âge, de la nationalité ou de la résidence, il n’y a pas de prérequis pour s’engager en service civique, les jeunes sont sélectionnés selon leur motivation et leurs appétences. Une structure ne peut exiger de condition au recrutement en termes de formation, de compétences particulières ou d’expérience professionnelles.

Il n’est pas possible d’effectuer plusieurs missions de Service Civique. Le Service Civique repose sur le principe d’un engagement volontaire unique, d’une durée de 6 à 12 mois.  

Toutefois, lorsqu’une première mission est interrompue de manière anticipée, et avant 6 mois, il peut être admis, à titre exceptionnel et sous conditions strictes, de réaliser une nouvelle mission. Cette possibilité constitue une seconde opportunité encadrée.  

En dehors de cette situation, il n’est pas possible d’enchaîner plusieurs missions de Service Civique. 

Il est possible cependant de faire une même mission dans des lieux différents : par exemple une mission peut être réalisée quelques mois en France puis quelques mois à l’étranger si une structure a un siège en France et une représentation à l’international. 

Source : FAQ du Service Civique 

Les volontaires de Service Civique peuvent cumuler leur mission avec un emploi salarié à certaines conditions : l’engagement de service civique doit occuper au moins 24h par semaine et rester l’occupation principale du jeune, l’emploi ne peut pas être effectué dans la même structure que la mission de service civique et le volume horaire total de la mission et de l’emploi salarié ne doit pas excéder 48h hebdomadaires.  

Une attention particulière doit être portée dans le cadre des missions de services civiques à l’étranger : en fonction du visa ou du permis de séjour le volontaire doit vérifier s’il et autorisé à travailler, et sous quelles conditions. 

Les missions de service civique durent entre 6 et 12 mois et ne sont pas renouvelables 

Le dispositif du Service Civique permet aux structures d’accueil de verser l’indemnité de subsistance en nature ou en numéraire. Il est donc possible que votre indemnité soit versée sous la forme d’une mise à disposition d’un logement. 

Cependant, dans la plupart des cas, il revient au volontaire de payer ses frais de transport aller et retour.

La durée hebdomadaire d’une mission de Service Civique doit être comprise entre 24h minimum et 35h maximum. Elle doit être répartie sur 6 jours consécutifs maximum, et la durée journalière maximale ne peut dépasser 10h. Les heures faites en dehors des heures stipulées dans le contrat doivent être récupérées selon la politique interne de la structure d’accueil. 

En Service Civique, vous bénéficiez d’une protection sociale complète prise en charge par l’État, incluant l’assurance maladie, maternité, invalidité ainsi que les accidents du travail et maladies professionnelles. A cela s’ajoute une mutuelle complémentaire avec une assistance rapatriement et une responsabilité civile. 

Votre mission vous permet également de valider des droits à la retraite. 

En revanche, le Service Civique n’ouvre pas de nouveaux droits au chômage. Toutefois, si vous disposiez déjà de droits avant votre mission, ceux-ci peuvent être maintenus sous certaines conditions. 

La Guilde est un organisme porteur de l’agrément du Service Civique, cela veut dire qu’elle a l’autorisation de la part de l’Agence du Service Civique d’envoyer des volontaires en mission en France et à l’étranger. Ainsi, La Guilde met à disposition cet agrément pour permettre à d’autres structures, avec lesquelles elle signe une convention de partenariat, d’accueillir des volontaires. C’est ce qu’on appelle l’intermédiation.  

La Guilde est donc responsable et garante du respect du statut de Service Civique, elle assure les Formations Civiques et Citoyennes au départ (FCC), la gestion administrative du volontariat, l’accompagnement des volontaires via des bilans réguliers et des visites de terrain. Elle peut également se positionner en médiation pour la gestion de conflit si nécessaire.  

La structure d’accueil est généralement chargée de la sélection du jeune, responsable du suivi opérationnel sur le terrain et chargé d’un accompagnement bienveillant tout au long de la mission. C’est la structure d’accueil qui prend en charge la prestation de subsistance mensuelle en numéraire ou en nature.  

Oui, il est tout à fait possible de demander une année de césure à votre établissement scolaire pour faire un Service Civique. Si elle est acceptée, vous continuez de bénéficier d’un statut « Etudiant » durant toute sa durée et vous serez automatiquement réintégré au sein de votre cursus à votre retour.   
Vous pourrez trouver davantage d’informations sur la possibilité de réaliser une césure dans la thématique « Demande de césure » de la FAQ du site ParcourSup, sur la FAQ du site étudiant.gouv  ou sur la page : s’engager en étant étudiant du site du Service Civique.

Volontariat de Solidarité Internationale (VSI)

Quel est le statut du VSI ?

Le Volontariat de Solidarité Internationale (VSI) est différent du bénévolat, d’un stage, ou d’un emploi : c’est un dispositif de volontariat à part régi par la loi n° 2005-159 du 23 février 2005 et dont l’application est détaillée dans le Décret n° 2022-1067 du 28 juillet 2022. Le VSI a pour objet l’accomplissement d’une mission d’intérêt général à l’étranger dans les domaines de la coopération au développement et de l’action humanitaire. 

Les missions de VSI sont encadrées par un accord de volontariat conclu entre le volontaire et La Guilde. Cet accord précise notamment le contenu de la mission, son lieu d’affectation, sa durée et les conditions de rupture anticipée, ainsi que le montant et les modalités de versement de l’indemnité et autres avantages éventuels. L’accord de VSI organise une collaboration désintéressée entre l’association et le volontaire : il ne relève pas des règles du Code du travail mais est encadré par le décret. 

Le volontaire met ses compétences, de façon désintéressée, au service d’une population qui en a exprimé le besoin, en relation directe avec les partenaires locaux, selon leurs besoins et objectifs. La mission s’inscrit dans une logique de coopération et de transfert de compétences, et non de substitution aux équipes locales.

Les missions de VSI peuvent être réalisées dans les pays bénéficiaires de l’Aide publique au développement (APD), définis par l’OCDE : Bénéficiaires de l’APD : pays, territoires et organisations internationales 

En revanche, il n’est pas possible d’effectuer une mission dans une zone classée « rouge » par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, même pour les volontaires qui ne sont pas de nationalité française. Les recommandations par pays sont consultables sur le site France Diplomatie : Conseils aux voyageurs | France Diplomatie 

En cas de crise majeure nécessitant une évacuation (conflit, catastrophe, pandémie, etc.), le volontaire relève de l’ambassade de son pays de nationalité. 

Le VSI est ouvert à toute personne majeure qui n’est pas liée par un contrat de travail, sans condition de nationalité ni limite d’âge supérieure. Certaines associations peuvent toutefois demander aux candidats d’être âgés d’au moins 21 ans. Dans les faits, le profil-type des volontaires à La Guilde correspond à des personnes ayant en moyenne 32 ans, même si le dispositif s’adresse aussi bien aux jeunes diplômés qu’aux professionnels confirmés. 

Le dispositif est ouvert à toutes les nationalités. Toutefois, certaines restrictions s’appliquent : le VSI étant conçu comme un programme de mobilité internationale, il n’est pas possible d’effectuer une mission dans son pays de résidence, ni dans un pays dont on possède la nationalité (y compris en cas de double nationalité). 

Les compétences du candidat et leur adéquation avec la mission à accomplir sont déterminantes dans le processus de sélection, tout comme la motivation et l’engagement. En pratique, la très grande majorité des volontaires sont titulaires d’un diplôme de niveau Bac+3 ou supérieur, ce qui rend le niveau de sélection assez élevé.  

Tous les candidats doivent par ailleurs fournir un extrait de casier judiciaire à la structure qui les accueillera. Enfin, le volontaire ne peut pas accomplir sa mission dans un pays dont il est le ressortissant ou le résident régulier. 

Oui, il est possible d’effectuer plusieurs missions de VSI. Vous pouvez, selon les cas, renouveler votre mission au sein de la même structure d’accueil à l’issue d’une première mission généralement après 12 ou 24 mois), ou bien vous engager dans une nouvelle mission auprès d’une autre structure. 

Cependant, la durée totale cumulée de vos missions de VSI ne peut pas dépasser 6 ans. Tout mois débuté est considéré comme un mois plein, maximum 72 mois. 

L’idéal étant une mission de 24 mois dans un pays donné. 

Non, la mission de VSI est un engagement à temps plein. Elle n’est pas compatible avec un autre emploi rémunéré pendant sa durée. 

Si le candidat volontaire est un salarié de droit privé, l’engagement en mission de VSI est un motif légitime de démission. 

Source : FAQ FONJEP 

Une mission de VSI dure en général entre 1 et 2 ans. Un accord de volontariat initial et l’avenant ne peuvent excéder 24 mois. Elle peut être renouvelée, sans dépasser une durée totale de 6 ans. 

Dans le cadre du VSI, la structure d’accueil s’engage à prendre en charge les frais de transport aller/retour entre le pays de résidence et le lieu de la mission, les déplacements liés à la mission, les frais de visa, et l’indemnité mensuelle du volontaire.  

Selon la situation, la structure d’accueil peut également prendre en charge le logement et autres avantages (cours de langues, forfait nourriture). Ces avantages supplémentaires relèvent du ressort exclusif de la structure. 

Les volontaires en VSI perçoivent une indemnité de subsistance, qui n’est pas un salaire ou une rémunération, mais qui permet au volontaire de solidarité internationale d’accomplir sa mission dans des conditions de vie décentes : 

  • Son montant minimum est fixé à 150 € par mois,  
  • Son montant maximum est égal au montant cumulé de l’indemnité mensuelle et de l’indemnité supplémentaire mentionnées à l’article 18 du décret du 30 novembre 2000,
  • Elle est versée par la structure d’accueil,
      

En France, cette indemnité n’est soumise ni à l’impôt sur le revenu, ni aux cotisations et contributions sociales, mais le volontaire doit vérifier si elle n’est pas imposable dans son pays de mission. 

Source : FAQ du FONJEP 

La durée  hebdomadaire d’une mission de VSI correspond à un engagement à temps plein, mais elle n’est pas fixée. Elle est définie d’un commun accord entre le volontaire et la structure d’accueil, en tenant compte de la réglementation en vigueur dans le pays de mission. 

En tant que volontaire de solidarité internationale, vous bénéficiez d’une couverture sociale complète, prise en charge par l’état et la structure d’accueil. Vous êtes affilié, ainsi que vos ayants droit, à la Caisse des Français de l’étranger (CFE), qui offre une protection équivalente à celle du régime général de la Sécurité sociale française.  

Cette couverture inclut notamment : 

  • les risques liés à la maladie, la maternité, l’invalidité et le décès ;  
  • les accidents du travail et les maladies professionnelles ;  
  • ainsi que des assurances complémentaires comme la responsabilité civile ou le rapatriement.  

En matière de retraite, votre engagement est également pris en compte : vous validez des droits pendant votre mission, à raison d’un trimestre pour environ 90 jours de volontariat (dans la limite de 4 trimestres par an).  
Par ailleurs, via la CFE, il est possible de continuer à cotiser comme en France, ce qui permet de préserver la continuité de vos droits à la retraite pendant votre période à l’étranger.  

Concernant le chômage, le VSI n’ouvre pas de droits pendant la mission. En revanche, à la fin de votre engagement, vous retrouvez vos droits à l’assurance chômage (notamment si vous avez quitté un emploi pour réaliser votre mission). 

Le volontariat de solidarité internationale repose sur une collaboration entre La Guilde (structure d’envoi) et la structure d’accueil sur le terrain. Leurs rôles sont complémentaires. 

En tant qu’organisme agréé par le Ministère de l’Europe et des affaires étrangères, La Guilde est garante du cadre légal de la mission : elle garantit le respect du statut de VSI, gère les aspects administratifs (accords de volontariat, affiliations aux assurances), organise les formations au départ obligatoires et assure un accompagnement du volontaire tout au long de la mission, y compris en cas de difficulté avec la structure d’accueil où la Guilde peut proposer la mise en place de médiations 

La structure d’accueil, quant à elle, est en charge de la mise en œuvre concrète de la mission : elle recrute le volontaire, définit ses activités, assure son encadrement au quotidien et son intégration sur le terrain. Elle participe également à la prise en charge des aspects pratiques liés à la mission. 

Oui, un volontaire en mission de VSI peut être accompagné par ses ayants droit. Un ayant droit est une personne vivant avec le volontaire : il peut s’agir du conjoint ou de la conjointe (mariage, PACS ou concubinage) ou des enfants à charge jusqu’à la veille de leurs 20 ans, sous réserve qu’ils soient scolarisés. 

Dans ce cas, la structure d’accueil est tenue d’assurer leur couverture sociale via la CFE. De manière facultative, elle peut également prendre en charge l’entièreté ou une partie des frais liés aux ayants droit, comme les billets d’avion aller-retour, les frais de visa ou une éventuelle indemnité complémentaire. 

Autre chose ?