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La parole aux volontaires

Laura Buis, VSI à quelques jours de son départ pour une mission d’un an au Bénin avec l’association GERES (Groupe Energies Renouvelables, Environnement et Solidarités) à partir de mai 2013

Le GERES travaille sur des projets d’énergies renouvelables. Le projet sur lequel je suis affectée consiste à développer un agro-carburant (la Jatropha) pour un usage local à destination des engins agricoles. Il faut développer la filière dans la région du Zou, en gardant à l’esprit que la valeur ajoutée du produit doit correctement être répartie entre les différents acteurs de la filière (producteur/transformateur/distributeur/bénéficiaires). Sur ce projet je serai chargée du suivi et de l’évaluation. Je travaillerai en collaboration avec les autres chargés de mission sur place et au besoin avec mon homologue au Mali.

J’ai fait l’Ecole d’Ingénieur Agro-développement international (ISTOM) à Cergy. Je suis spécialisée en suivi évaluation et financements de projets de développement rural, diplômée depuis décembre 2012. Je suis contente car entre la fin de mon école et mon départ en mission, tout s’est enchaîné relativement vite.

Intéressée depuis toujours par le développement et l’humanitaire. J’ai l’Ecole d’Ingénieur Agro-développement international (ITSOM) à Cergy. Je ne connaissais rien à l’agronomie, et ne suis pas issue d’un milieu rural. Mais l’école me correspondait bien et répondait à mes attentes. Le milieu de l’agronomie comprend des métiers qui regroupent tout ce que j’aime. J’apprécie vraiment la pluridisciplinarité des matières (sociologie, anthropologie, physique, économie…) et des débouchés.

Lors de la formation, j’ai eu l’occasion par des stages de travailler dans le cadre de la coopération au développement, mais c’était surtout sur le volet de l’expertise. Je suis notamment partie au Vietnam sur un projet Socio-Anthropologique où je devais réaliser entre autre un diagnostic agraire. Au Laos, pour développer des partenariats d’une entreprise de produits laitiers. Et au Mozambique pour travailler sur un projet d’agroforesterie. C’étaient surtout des projets d’expertise. Au Bénin, ma mission sera plus opérationnelle. C’est la première fois que je pars aussi longtemps, mais cela ne me pose pas de problème, au contraire, je vais pouvoir en profiter vraiment et intégrer plus de choses. Prendre le temps de me sentir à l’aise avec le pays et avec les populations locales.

C’est au bout de 5 mois de recherche que j’ai trouvé cette mission. J’ai vu l’offre plusieurs fois sur Coordination SUD, une amie me l’a envoyée par mail et enfin j’ai postulé sur le site internet du GERES. J’ai été recontactée un mois et demi après ma candidature. J’ai passé deux entretiens. Le premier était très technique, basé sur mes compétences spécifiques sur le suivi et l’évaluation de projet. Le deuxième était un entretien plus « basique », sur mes motivations, mes capacités à réagir, comment j’ai rebondi de mes échecs,… Et puis c’était une discussion autour du projet, des objectifs à atteindre, de la manière dont j’envisagerais de travailler…

Sortant tout juste de la session de formation de La Guilde, je suis agréablement surprise par le complément que le stage de préparation au départ de la Guilde m’a apporté. J’ai beaucoup apprécié l’approche de Florence (Médecin spécialisé en maladies tropicales) avec ses conseils alternatifs (homéopathie, pierre noire,…) qui changent des consignes données par le site internet du gouvernement. Les thèmes d’interculturalité et de gestion de conflit, ont aussi été bien abordés. C’était interactif et personnalisé même si nous étions un grand groupe.

A quelques jours du départ, je suis en phase d’excitation, même si j’ai des difficultés à me projeter pour le moment. Mon programme est bien chargé ! Entre la réponse du GERES et mon départ, j’aurais eu deux semaines pour me préparer : organiser mon déménagement et me préparer à la vie qui m’attend dans ce nouveau pays (nouvelle culture, nouveaux codes...). Le Bénin ou même l’Afrique n’étaient pas un choix. J’ai postulé plus pour un poste et pour l’intérêt de la mission, que pour un pays. Je reconnais que les mois de recherche avant de trouver, m’ont conduite à baisser le niveau de mes exigences. J’avais envie de retrouver l’Asie et je voulais partir dans un pays insulaire. En définitive ce sera le Bénin et, finalement, je suis ravie de cette nouvelle aventure qui m’attend !!

Lise Wittersheim, partie au Chili dans la commune de Tirua, pour l’association Acting For Life, d’octobre 2011 à décembre 2012, en tant que chargée de mission afin de mettre en place un business plan social pour la coopérative de tisserandes Relmu Witral

lise wEn s’engageant sur cette mission, un des objectifs de Lise étaient de "découvrir la culture Mapuche et parvenir à s’y fondre".

Alors qu’en est-il ? : "Difficile de rêver meilleure intégration ! Je souhaitais passer 2 semaines au domicile d’une des tisserandes (…) en milieu très rural, afin de mieux comprendre la réalité des 135 femmes membres de l’association. En réalité, j’y suis restée plus d’un an. Et j’ai autant appris sur la culture Mapuche que sur la vie à la campagne : être invitée et participer aux cérémonies religieuses du peuple, aux réunions politiques de la communauté et aux débats autour de l’identité et des droits du peuple. (…) Je me suis sentie appartenir à ce foyer et beaucoup plus légitime dans ma mission d’accompagnement de Relmu Witral (cliquez ici pour accéder au site Internet). Oui, je me suis sentie intégrée !"

"Relmu Witral propose aux femmes de la commune de Tirúa une formation au travail de la laine et l’achat systématique de leur production mensuelle si celle-ci respecte les critères de qualité de l’organisation. Elles ont l’opportunité de générer un revenu mensuel complémentaire. carmen lise w Par ailleurs, Relmu Witral est, pour celles qui le souhaitent, un lieu d’apprentissage et d’émancipation. lise w travaux Les réunions, formations et rencontres proposées par l’association sont autant de prétextes pour sortir de leur isolement rural, pour certaines de se dégager de l’emprise de leur époux et d’échanger avec les autres femmes des différentes zones de la commune de Tirua.

Quelques mois avant la fin de ma mission, le partenaire local m’avait formellement proposé de rester une année supplémentaire (…) d’une part pour l’énergie et la structuration que j’apportais aux activités de l’organisation, d’autre part pour l’attachement que j’avais suscité chez les tisserandes : « Elles t’aiment, et crois-nous que ce n’est pas donné à tout le monde ! »

J’ai finalement prolongé ma mission de 2 mois et fait un bilan formel. Je suis arrivée au sein d’une structure de 10 ans d’existence et essoufflée, perturbée par le départ du père jésuite fondateur de Relmu Witral. Le partenaire a également apprécié la structuration dont j’ai fait preuve : le plan d’action actualisé tous les 2 mois, (...). Le partenaire a insisté sur les liens que j’avais su former avec certaines tisserandes. Ce qui m’a conduit, malgré les différences de culture et la brève durée de mon séjour, à faire des propositions censées car je connaissais la situation réelle des bénéficiaires.

J’ai beaucoup appris sur le plan de mes attentes professionnelles. J’ai éprouvé la satisfaction liée au fait de pouvoir prendre des initiatives et d’en assumer les responsabilités : dans une mission d’accompagnement comme celle-ci, être force de proposition est facteur de réussite. J’ai également beaucoup apprécié le fait d’être capable d’observer les résultats concrets directs de cette prise d’initiative.

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Or cela est possible avant tout au sein d’une petite structure, dont on maîtrise le périmètre. Enfin, j’ai découvert un autre type de relations avec mes collègues : dans l’organisation de l’emploi du temps, dans les conversations, on tient compte du fait que ce sont des personnes à part entière, avec de multiples fonctions, autres que celles que l’on observe à l’intérieur de l’organisation. Ces quelques enseignements fixent les contours de mes futures attentes professionnelles.

Enfin, je sors de cette mission grandie. Je connais mieux mes capacités et mes limites, mes envies et mes attentes et c’est une des raisons pour laquelle je souhaitais partir. Me voilà au début de ma vie professionnelle, un peu plus armée pour faire des choix sensés et apporter du sens autour de moi."

Sophie Bessière, Coordinatrice de programmes de parrainage au Vietnam pour Enfants du Mekong d’août 2012 à août 2013

Sensibilisée aux problématiques touchant les populations les plus démunies, j’ai souhaité mettre toute ma motivation et mes compétences au service d’actions de solidarité. M’investir durant un an en faveur de l’éducation des enfants en difficulté donne une dimension nouvelle à mon engagement sur le terrain. Ma démarche est aussi celle d’une ouverture interculturelle. Découvrir une culture, une langue et des coutumes différentes représente pour moi un enrichissement personnel.

Je porte un intérêt particulier à « Enfants du Mékong » car elle met l’accès à l’éducation au cœur de ses actions sur le terrain et ce au travers de ses programmes de parrainage ou projets de développement très structurés. Je partage les valeurs véhiculées par l’association que sont le respect de la personne humaine quelle que soit sa condition, sa culture ou sa religion, la confiance et l’action concrète. « La dimension éthique » d’Enfants du Mékong a motivé mon choix. Basée à Hanoï, ma mission consiste à assurer la coordination et le bon fonctionnement des programmes de parrainages d’enfants, en étant cet intermédiaire indispensable entre les responsables locaux et le siège basé à Paris. Représentante « d’Enfants du Mékong » sur le terrain, j’ai la responsabilité de visiter les différents programmes (responsables locaux, enfants, familles) répartis dans de nombreux villages du Nord du Vietnam. Souvent sur les routes, le travail administratif et financier mené avec les responsables locaux ainsi que la visite des familles, me permettent de faire un état des lieux complet de la gestion des programmes.

Afin de ne pas causer de problèmes aux responsables locaux, aux enfants parrainés et à leurs proches, mes visites de villages se doivent d’être très discrètes. En effet, le Vietnam est un État communiste et notre présence dans les villages pauvres du pays n’y est pas toujours très bien tolérée (pourquoi montrer une image misérable du pays aux Occidentaux ?…). Afin de ne pas créer de difficultés à nos contacts locaux mais continuer néanmoins à œuvrer auprès des enfants, je limite par conséquent chacune de mes visites de programmes à 1 journée. C’est pourquoi je ne peux malheureusement visiter à chaque fois que 4 ou 5 familles de filleuls.

Par ailleurs, le « reporting » quotidien des visites effectuées, permettent ainsi de définir la politique adoptée au programme pour l’année suivante. Mon travail d’écrits, lorsque je suis à Hanoi, a pour but de rendre compte de ce que j’ai vu, évalué et surtout aussi de témoigner de la vie de ces enfants et de leur famille. De plus, les rencontres avec les responsables locaux, les enfants et leurs familles sont toujours des moments privilégiés pour m’immiscer dans cette culture que je découvre petit à petit.

Heureuse d’être au Vietnam, je sais que la mission que j’occupe actuellement aura un impact fort sur ma vie personnelle et professionnelle lorsque que je serai rentrée en France.

Marie-Danielle LAIGRET, directrice de la clinique Shechen, évoque ses trois années de volontariat au Népal pour l’association KARUNA de décembre 2008 à Novembre 2011

La clinique Shechen est une activité du Monastère de Shechen Mahaboudha Vihar. L’objectif est de permettre aux personnes sans revenu ou à revenu faible d’accéder à des soins de qualité et d’aider à promouvoir la santé non seulement par le biais de la clinique mais aussi par les nombreuses sessions d’éducation à la santé dans les écoles.

La clinique offre un service de consultations externes munis de deux salles d’examens dont un service de soin de la femme et de l’enfant. Elle possède un laboratoire de pathologie médicale, une pharmacie et une petite salle pour des opérations mineures. En outre la clinique est munie d’un appareil de radiologie et d’un appareil d’échographie.

Ma mission était avant tout de consolider les programmes déjà en place et de les développer : un projet financé par le Gouvernement Belge a permis de développer les activités concernant la santé de la femme et de l’enfant, un programme récemment ouvert et financé par une compagnie anglaise de tapis tibétains au Népal permet aux tisserands de leurs entreprises de bénéficier d’une couverture médicale et chirurgicale pour eux et leurs enfants ; également un jumelage avec l’Hôpital Universitaire de Rouen prévoit des échanges dès l’année prochaine qui permettront à nos infirmières en soins palliatifs de se perfectionner en France et à l’équipe de Rouen de venir faire profiter de son expérience.

Dans la mesure du possible, je pense sincèrement avoir répondu aux attentes du partenaire local. En équipe nous avons tenté de résoudre non seulement les problèmes de santé mais aussi les problèmes sociaux avec l’aide de notre psychologue française volontaire. En effet, les problèmes de santé sont souvent liés aux problèmes sociaux et sans essayer de les résoudre en même temps, l’impact d’un projet de santé reste limité.

J’espère pouvoir encore y être utile et repartir prochainement. Depuis deux ans, je suis « mamie adoptive » d’une fratrie de cinq enfants d’ethnie Sherpa !

Marie-Camille Auger, responsable travaux à Madagascar de mars 2009 à octobre 2011

Mes motivations au départ étaient de partir pour découvrir une nouvelle culture, tout en utilisant mes compétences techniques au service d’une population. C’est pour cela que je souhaitais partir dans un pays en développement sur un poste en lien avec le BTP et de préférence dans un pays francophone afin de faciliter les échanges professionnels et personnels.

Le programme CERES (Centre de Renforcement Educatif et Scolaire) développé par l’association PROMES et l’IECD, dans la région de Fianarantsoa à Madagascar vise à accompagner les jeunes collégiens, ayant les capacités mais pas les moyens, dans leur scolarité pour qu’ils deviennent des adultes responsables et qualifiés et des acteurs de développement pour leur pays. Pour cela, il s’implante auprès des collèges existants en bâtissant des internats et en aidant le collège à la construction de salles de classe supplémentaires. Ma mission était donc de gérer la construction de ces bâtiments (du projet architectural jusqu’à la réception) et les maintenances.

J’avais à l’origine signé un contrat d’un an que je ne pensais pas renouveler mais la vie sur place m’a tellement plu que je suis finalement restée 2 ans et demi ! Et c’était dur de repartir ! Je me suis fait de très bons amis et me suis vraiment bien adaptée à la vie malgache ; je n’ai pas vu le temps passer et j’aurais pu rester plus longtemps encore !

Dès le début j’ai été très bien accueillie pas mes collègues malgaches qui m’ont fait découvrir la ville et d’autres gens. Il y avait également beaucoup d’expatriés ou de volontaires à Fianarantsoa avec qui nous avons beaucoup partagé sur nos missions respectives et avons réussi à faire des échanges de compétences pour s’entraider dans nos différentes missions : l’idée était de mettre en lien nos projets et de voir comment ils pouvaient être complémentaires.

10/10 ! Je n’ai rien à redire sur ma mission : bilan professionnel excellent et bilan personnel répondant au-delà de mes attentes.

Laurent Peyrot, coordinateur en Chine de juillet 2008 à juillet 2011

C’est très enthousiaste que Laurent Peyrot témoigne aujourd’hui de sa mission de Coordinateur des projets d’Enfants du Ningxia en Chine terminée cet été après 3 ans sur le terrain :

« Le miracle économique chinois est très inégal, le sud est en plein boom tandis que les provinces du Nord-Ouest (Ningxia compris) sont relativement délaissées. C’est pourquoi, faute de moyens, les principes régaliens de cette Région autonome ne sont pas remplis, en particulier les infrastructures, la santé et bien sur l’éducation. Le Ningxia est la troisième région la plus pauvre de Chine. Les causes principales de la pauvreté sont la sécheresse et la désertification.

L’objectif principal est alors de lutter contre l’extrême pauvreté par la promotion d’une éducation de qualité pour les enfants les plus vulnérables, et d’adapter les programmes aux besoins de la population locale. Depuis 2002, date de la création de l’association, ce ne sont pas moins de 2500 élèves qui ont été affectés positivement par les actions d’Enfants du Ningxia. Et près de 40 boursiers ont pu être accompagnés du primaire à l’université où ils ont fini leurs études. Le travail s’effectuait depuis Pékin (représenter l’association les Enfants du Ningxia dans les domaines de la logistique, la communication, l’événementiel et la collecte de fonds), mais comprenait au minimum cinq missions de terrain au Ningxia chaque année (octobre, décembre, février, juin et août) de façon à apprécier les enjeux concrets du travail humanitaire sur les problématiques d’éducation dans des zones défavorisées. Il s’agissait, entre autres, d’actualiser la base de données des bénéficiaires de l’association, de recruter de nouveaux boursiers, d’intervenir sur la dotation annuelle du lycée français de Hong-Kong et sur la mise en place des projets annexes.

Malgré les problèmes de tolérance des autorités chinoises envers les ONG étrangères, et la difficulté qu’a représenté l’évolution constante de la société chinoise et ses impacts sur l’univers éducatif de la Chine ; cette expérience de terrain fût très positive et enrichissante. » Et c’est à trois reprises que Laurent PEYROT a prolongé son contrat de départ !

Guillaume Battin, Directeur radio MUCODEC en République du Congo, février 2010 à février 2011

L’Algérie. Tamanrasset. Le désert du Hoggar. J’avais 8 ans. Mon rêve de découvrir l’Afrique commence là.

Je vais enchaîner plusieurs projets : la création d’une radio au Mali, le soutien technique d’une radio malgache et la formation de journalistes camerounaises. Mais c’est pour le Congo-Brazzaville que je fais mes valises pour de bon. Radio France, où je suis grand reporteur, accepte de m’accorder une année de congé sabbatique.

Les MUCODEC (Mutuelles congolaises d’épargne et de crédit) m’ont fait confiance pour monter leur radio. Cette institution bancaire mutualiste veut communiquer avec ses 250.000 sociétaires. Quoi de mieux que la radio ! Le matériel ultra-moderne arrive en kit, la phase de recrutement commence. Après trois mois de tests techniques et de formation, l’équipe (11 personnes) est prête à ouvrir l’antenne. 10, 15, puis 25 et enfin 40 heures d’émission en direct sont proposées aux auditeurs chaque semaine. Le reste est géré par un logiciel de diffusion numérique. La ligne éditoriale est claire. Pas de politique ni de religion à l’antenne et des infos sur la vie des MUCODEC : comment utiliser la carte bancaire ? A quoi ça sert d’épargner ? Comment prendre un crédit pour créer une entreprise ou financer les études de son enfant ? En complément, les animateurs-journalistes produisent quotidiennement des contenus sur la santé, le sport, l’environnement... Des artistes congolais sont invités tous les jours pour défendre et valoriser le patrimoine culturel national.

Un an après son lancement, Radio MUCODEC fait partie des deux radios les plus écoutées à Brazzaville. A partir de juin 2011, la radio des sociétaires émettra à Pointe-Noire et sur internet. J’ai réalisé mon rêve. Cette aventure professionnelle m’a beaucoup appris sur l’Afrique et les africains mais aussi sur moi-même. Je suis fier d’avoir participé à ma manière à la reconstruction d’un pays meurtri par les guerres civiles. J’ai beaucoup d’admiration pour ces hommes et surtout ces femmes qui se battent pour survivre malgré les difficultés du quotidien.

Marie Eliçagaray, Chef de projet en Inde, KYNAROU de Janvier 2009 à Décembre 2010

Après deux expériences en ONG en France et en Afrique, je voulais me spécialiser dans la gestion de projets de développement à travers une mission longue sur le terrain. L’association Kynarou m’a alors sollicitée au bon moment pour partir 2 ans en VSI pour m’occuper des projets d’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans le Tamil Nadu. Le temps des préparatifs m’a permis de mieux connaître l’association et j’ai de suite compris que je faisais partie d’une équipe jeune, soudée et motivée.

Dès mon arrivée en Inde, j’ai aimé le pays, les gens, et je me suis plongée dans cette nouvelle culture, immense et présente partout, tout le temps. Ma mission a pris très vite son sens quand j’ai vu la situation sanitaire des villages Dalits, les populations les plus défavorisées. J’ai donc appris comment fonctionnait un réseau d’alimentation en eau potable, et je me suis lancée pleinement dans la mise en place des projets de Kynarou. Grâce à cette mission de chef de projet, j’ai développé beaucoup de nouvelles compétences, tant au niveau technique que relationnel et organisationnel. Même si le travail à l’étranger, et en particulier au sein de la culture indienne n’est pas toujours évident, j’ai été touchée de voir les femmes et les enfants regroupés aux bornes fontaines chaque jour et non plus deux fois par semaine seulement. Ces deux années ont été un vrai succès personnel, mais ont surtout permis un bon développement des villages dans lesquels nous intervenons.

Je peux aujourd’hui dire que cette expérience en Inde m’a enrichie professionnellement et que le VSI m’a apporté l’assurance et la maturité nécessaire pour continuer à coordonner des projets de développement.

David Farge, Chef de Projet en Syrie, décembre 2008 à décembre 2010

David FargeParti en Syrie fin 2007 pour y apprendre l’arabe et si possible y travailler, j’ai été recruté sur place par l’Institut Européen de Coopération et de Développement (IECD). L’ONG, qui travaille sur la formation professionnelle et l’appui à la petite entreprise, commençait alors tout juste à travailler en Syrie. Durant deux ans et demi, j’ai travaillé sur trois projets, à chaque fois dans une phase différente.

Tout d’abord sur un projet de développement touristique rural au Nord de Damas, dans une phase d’identification des besoins et des partenaires. Puis un second projet de renforcement de centres d’accueil d’handicapés à Homs, pour la finalisation de la conception du projet avec les partenaires et les bailleurs. Puis un troisième projet, cette fois dans la mise en œuvre : création et gestion d’un centre de formation à pour Très Petites Entreprises Deir Ezzor, durant un an et demi.

Cette expérience a été extrêmement riche personnellement et professionnellement, mais parfois difficile du fait de l’isolement . J’ai eu beaucoup de plaisir à revenir, à retrouver des gens, des lieux et des ambiances. Mais néanmoins, il manque ici un peu le goût de l’inconnu, la découverte permanente. Alors un questionnement fondamental demeure : rester ici ou repartir ?

L’investissement des volontaires Krousar Thmey au retour de mission : François-Xavier AUTRIC, chargé de communication au Cambodge, février 2009 à janvier 2010

Francois-Xavier 3 Début 2009, je m’envole en direction du Cambodge en tant que volontaire chargé de communication au sein de la fondation d‘aide à l’enfance Krousar Thmey. De retour en France 20 mois plus tard et sans y avoir vraiment pensé auparavant, je me faisais la réflexion avec une autre volontaire de la fondation, des possibilités d’intégration « des anciens » au sein de la branche française de la fondation.

Il est toujours difficile de couper les ponts avec une réalité et un engagement qui nous ont accompagnés quotidiennement durant notre mission, ainsi le besoin s’est très vite fait ressentir de continuer à s’investir pour la fondation. En avril de cette année, la fondation a fêté au Cambodge ses 20 ans d’engagement auprès des enfants Cambodgiens, les équipes sur place débordées, j’ai été contacté en début d’année pour participer au projet ce qui m’a permis de me rendre à Phnom Penh pour fêter l’événement. En France, plusieurs chantiers sont aussi à l’œuvre ; l’organisation de l’anniversaire de la fondation en France cette fois ci, la création d’une exposition de photographies, la rénovation de la boutique Krousar Thmey de la rue greneta, etc...Ces chantiers auxquels je participe activement me permettent de rester en lien avec les activités de la fondation au Cambodge.

Francois-Xavier 1 Enfin pour concrétiser l’efficacité des actions et la motivation des bénévoles, il est nécessaire de faire partie intégrante de l’association en France : si tout se passe bien je ferais bientôt partie su conseil d’administration en charge du retour des volontaires (débriefing au retour de mission, organisation d’événements, mobilisation du réseau des anciens, représentation au CA, etc...)

Pour plus d’information, www.krousar-thmey.org